Direction l’ouest de l’Aveyron pour explorer la bastide de Villefranche-de-Rouergue. Arpentez les rues quadrillées de son centre historique et plongez-vous dans plusieurs siècles d’Histoire.

Située le long d’une faille géologique séparant le Causse du Ségala, la bastide de Villefranche-de-Rouergue a su conserver une grande partie de son identité. Son plan au sol avec des rues droites organisées autour d’une place centrale bordée d’arcades recèle de monuments inscrits et classés tout à fait remarquables.

Une fondation stratégique

En 1252, Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, décida d’édifier sur la rive droite de l’Aveyron une bastide afin d’asseoir l’autorité royale dans la région au lendemain de la croisade contre les Albigeois.
Ainsi, il bénéficia de la richesse des sols alentours pour diversifier l’élevage et les productions agricoles, exploiter l’argent et le cuivre des mines de proximité et utiliser

la rivière pour développer le commerce et une activité artisanale.
Pour inciter les populations à rejoindre la bastide, l’autorité souveraine offrit des privilèges aux nouveaux habitants, par le biais de dons de terres et l’exonération de certains impôts. Ces derniers recevaient un ayral pour édifier leur maison, un cazal pour cultiver et étaient affranchis de l’octroi et du tonlieu.

Une gestion prolifique 

Très rapidement, la population villefranchoise compta plus de 5 000 habitants. Nombre d’entre eux firent fortune grâce au travail de la viande, des tissus, du bois, des peaux, de l’argent, du cuivre… Plus de 60 orfèvres œuvraient dans la bastide au début du XVIe siècle.

Pour satisfaire à leurs besoins, quatre consuls élus au suffrage direct géraient les affaires politiques, judiciaires, sociales et économiques. Ces derniers récoltaient l’impôt et développèrent rapidement trois marchés hebdomadaires ainsi que quatre grandes foires annuelles. On raconte qu’on y vendait de tout et que l’on venait de loin pour y acheter et vendre. Voici pourquoi certains édifices de la bastide sont empreints d’Italie, d’Espagne et même de Norvège.

Une architecture exceptionnelle

La plupart des rues de la vieille-ville sont bordées de maisons à pans de bois et en pierre de taille. Certaines d’entre elles sont classées au titre des Monuments Historiques, comme les maisons Combettes, Gaubert, Armand ainsi que la maison Dardenne. Celles-ci comportent un décor sculpté des XVe et XVIe siècles assez élégant, témoignant de la richesse de la ville à la jonction du Moyen Age et de la Renaissance. Parmi les éléments emblématiques du patrimoine architectural villefranchois,

on peut citer le pont et la fontaine des Consuls, édifiés au début du XIVe siècle, la collégiale Notre-Dame, merveille des périodes gothiques avec son clocher culminant à 58 mètres de hauteur, la chapelle Saint-Jacques, témoin de l’importance du pèlerinage dans la cité, la chapelle des Pénitents Noirs, joyau de l’art baroque, et la chartreuse Saint-Sauveur, chef d’œuvre de l’art flamboyant, de l’autre côté de la rivière. 


Comment visiter la bastide ?

Vous envie de découvrir la bastide ? Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Suivez nos guides conférenciers lors d’une visite accompagnée du centre historique de Villefranche.
  • Retirez un plan de visite à l’office de tourisme et explorez tous les recoins de la bastide.
  • Laissez-vous porter par l’audioguide au fil des rues de Villefranche.

La bastide de Villefranche en famille

  • Pour les enfants de 6 à 12 ans, retirez le livret-jeu Le Mystère du marchand d’épice à l’accueil de l’office de tourisme. Gratuit.
  • Pour les ados, demandez le livret Petit meurtre en bastide et menez l’enquête dans les rues de la bastide. 3€.

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